• [DMA] La Bête qui ne peut dire son nom...

    [DMA] La Bête qui ne peut dire son nom...

    Malgré la manière dont les choses se sont terminées entre les Nigrand et moi, les dix premiers mois avec eux ont été comme une parenthèse enchantée. Non pas seulement parce que j'évoluais dans un milieu aisé avec tout le confort et les commodités que cette nouvelle vie m'offrait, mais parce que Camille Nigrand, le père, en partageant avec moi ses centres d'intérêt, m'ouvrait des horizons insoupçonnés. J'avais accès au beau pour la première fois de ma vie, moi qui n'avais jamais reçu d'éducation à la culture.

    Je passais des heures à l'écouter me parler littérature, peinture, cinéma, complètement subjugué par sa vaste culture. Il me nourrissait culturellement en me faisant découvrir les textes, les films et les auteurs qui comptaient pour lui. Il m' initiait à la poésie de Verlaine et de Rimbaud, aux œuvres de Huysmans, de Nabokov, de Céline, à la musique de Bach, de Chopin ou encore de Ravel. Il m'avait d'ailleurs payé des cours de piano, et le fils aîné, Henri , m'aidait à répéter mes gammes et mes arpèges. Moi, la mauvaise graine en devenir, dont le père était en prison pour meurtre et trafic de drogues, dont le demi-frère était en prison pour trafic de drogues, dont la mère strip-teaseuse avait été en cure de désintox et avait perdu la garde de tous ses enfants, je recevais les clés pour comprendre et apprécier une œuvre d'art. Quand on est pauvre, on a d'autres priorités , d'autres urgences que de s'intéresser à ce genre de chose et les fractures sociales constituent bel et bien un blocage culturel malgré un semblant d' accessibilité.

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    Pourtant, au début, l'idée même de suivre ma famille d'accueil dans la visite de musées m'ennuyait, en plus de me paraître totalement ringarde, mais M. Nigrand sut rendre la chose extrêmement ludique. Il avait toujours des anecdotes amusantes à raconter qui captaient mon intérêt. Et avec les Nigrand, je pouvais apprécier sereinement ce que je voyais. J'étais déjà allé au musée avec le centre d'accueil mais il y avait toujours un gardien pour nous surveiller d'un air suspicieux, nous suivre où que nous allions, nous les enfants placés, de peur que nous ne nous livrions à des dégradations sur les œuvres exposées.

    Je n'avais jamais imaginé quels bienfaits pouvaient découler de l'art : l'éducation du goût, l'éveil de notre imagination, le plaisir esthétique des sens,  l'oubli de notre condition. Je n'aurais jamais imaginé non plus qu'un homme sachant transmettre son amour du beau puisse cacher autant de perversion. Non, je n'aurais jamais soupçonné Camille Nigrand d'être ce genre d'homme... Ce n'était pas la facette qu'il m'avait montré de lui durant ces dix premiers mois. Aussi, la première fois qu'il eut un comportement inapproprié, je choisis de n'y pas prêter garde, encore tout pétri de mon admiration sans bornes pour lui. Pourtant mon instinct m'avait crié que ça n'était pas normal quand il avait commencé à ouvrir la porte de mon étroite salle de bains pendant que j'y étais, à me regarder me laver. Au bout de plusieurs visites de ce genre, il s'était enhardi jusqu'à me donner des petites tapes sur les fesses quand je sortais du bac. C'était toujours par-dessus la serviette, mais je ne m'en sentais pas moins mal à l'aise. J'essayais pourtant de lui trouver une excuse. Peut-être était-ce une marque d'affection de sa part ? Peut-être était-ce un geste de complicité virile qu'avaient tous les pères du monde envers leurs fils ? Qu'en savais-je puisque la dernière fois que mon vrai père avait été présent dans ma vie, je n'avais que trois ans ?

    Toujours est-il qu'une nuit, alors que j'étais couché depuis peu, j'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir. Je reconnus sa voix tandis qu'il m'appelait doucement.

    « Célian... »

    Instinctivement, je gardais le silence.

    Il s'approcha de mon lit, réitéra son appel.

    « Célian, tu dors ? »

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    Comme je ne répondais toujours pas, il souleva le drap qui me recouvrait pour me contempler. J'essayais de rester parfaitement immobile. Que se passerait-il s'il se rendait compte que j'étais éveillé ? Mon cœur battait la chamade et résonnait tellement fort dans ma poitrine que je craignais qu'il ne l'entende. Je m'efforçais de maîtriser mes tremblements de peur et de respirer le plus lentement possible pour donner toutes les apparences du dormeur. Par chance, la pénombre cachait la crispation de mes traits et de mes paupières. Enfin, il quitta ma chambre. Mais je mis du temps à m'endormir.

    Le lendemain, je fis comme si rien ne s'était passé, ne sachant quelle attitude adopter. Lui-même affichait le même visage paternel et bienveillant de tous les autres jours.

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    Tout était retourné à la normale, si bien que je crus avoir rêvé l'épisode de ma chambre.

    Or, sans que je ne m'en rende compte, le terrible engrenage s'était mis en branle.

    Car quelques semaines plus tard, il me rendit à nouveau visite.

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    Cette fois, j'étais endormi, et c'est la caresse de sa main sur mon sexe qui me réveilla. C'était tellement incongru que je me crus prisonnier d'un rêve effrayant. Un rêve effrayant où il avait ensuite pris ma main pour lui imposer un va-et-vient autour de son propre sexe. Pourtant, tout paraissait si réel. La texture de sa peau, la dureté de son membre, le bruit de ses halètements. Jusqu'à ce qu'un liquide chaud et visqueux ne jaillisse de son corps et ne vienne souiller mes doigts. Interdit et figé, je compris que je ne rêvais pas, mais le choc était si violent que je restai privé de réaction.

    La bête qui avait pris l'apparence de M. Nigrand me serra dans ses bras avant de m'embrasser tendrement sur la tempe.

    « Tu as été parfait, Célian, ce sera notre petit secret, d'accord ? ».

    Là encore, je restai muet. J'aurais dû lui hurler « Non, hors de question, espèce de vieux porc dégoûtant ! » mais j'étais persuadé que cela ne se reproduirait plus. Je voulais si fort que cela ne se reproduise plus ! Car, cela ne pouvait pas se reproduire, n'est-ce pas ?

     

    Cela s'est reproduit.

    D'abord de loin en loin, puis une ou deux fois par semaine. Même quand ses obligations le retenaient tard au boulot, il me réveillait à son retour. A n'importe quelle heure de la nuit.

    Il avait pris l'habitude de m'offrir des cadeaux le lendemain de ses jeux pervers. J'aurais dû les refuser, mais la première fois, je crus que c'était sa façon de me demander pardon et la promesse qu'il ne recommencerait pas. Or, il n' était pas en train de me demander pardon, non, il était en train d'acheter mon silence. Pire que mon silence : mon « consentement ».

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    L'argent, d'un usage plus discret, vint remplacer les cadeaux. Et là encore, j'acceptai sans broncher. C'était devenu un échange de faveurs malgré la honte immense que j'en éprouvais. D'ailleurs, quand il oubliait de me payer, j'allais discrètement me servir dans son portefeuille. Je sais qu'il le savait mais lui non plus ne bronchait pas.

     

    J'avais fini par devenir double. Moi dans ma chambre d'enfant qui n'avait plus rien de celle d'un enfant. Et moi en dehors de cette chambre.

    En dehors de cette chambre, j'étais Célian, un enfant de treize ans insouciant et heureux de vivre. Car je donnais si bien le change que personne n'aurait pu soupçonner ce que je subissais la nuit. J'en étais d'ailleurs venu à me demander si tous les enfants de la terre subissait cela ? Est-ce que mes camarades de classe le subissaient ? Bien sûr, je ne me voyais guère leur poser la question.

    Autre question qui me taraudait : avais-je été un enfant si méchant et si désobéissant que c'était le prix à payer pour mes bêtises ?

    Mais aucune réponse ne vint m'apaiser.

    La nuit, je devenais un autre. Un être désarticulé, sans volonté propre qui obéissait aux désirs immondes de la bête ayant pris l'apparence de M. Nigrand. J'agissais dans un état second, priant pour que ce soit la dernière fois qu'il me soumettait à ces caresses dévoyées. Très vite, je m'étais mis à boire de l'alcool, avant et après ses visites, pour mieux supporter sa queue dans ma bouche, son foutre dans mon estomac. Parfois, je ressentais honteusement du plaisir quand il me retournait mes caresses, jusqu'à avoir une érection et à jouir dans sa main. C était devenu comme une habitude pour mon corps. Mais pour ma tête, c'était une toute autre affaire.

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    Je me sentais terriblement coupable. Coupable d'accepter cela. Coupable face à Mme Nigrand. Coupable de ne rien lui dire. Mais quelque part, je lui en voulais également de ne rien voir ! Comment pouvait-elle ne rien voir ?

     

    Au bout d'un certain temps, je me mis à faire des trucs dérangeants au collège. Je proposai mes services particuliers à mes camarades de collège. En échange de quelques clopes. Alors que j'avais largement les moyens d'en acheter moi-même grâce aux généreux « pourboires » laissés par la bête. Or, en me prostituant avec des jeunes de mon âge, j'avais l'impression, très illusoire, de reprendre le contrôle de mon corps. Avec eux, c'était moi qui disais qui, c'était moi qui disais quand, c'était moi qui disais comment ! Mais peut-être qu'autre chose me motivait ? Inconsciemment j'espérais me faire surprendre, attirer ainsi l'attention des adultes sur moi, leur faire comprendre, sans que j'aie besoin de parler, que quelque chose clochait dans ma vie. J'espérais une réaction qui me sauverait mais la réaction des adultes ne fut pas du tout celle que j'attendais. Bien au contraire. Le jour tant attendu arriva où M. Nigrand fut convoqué au collège et se vit exposer par le principal mes turpitudes. Je croyais très naïvement que face à cette autorité étatique, M. Nigrand ne pourrait que passer aux aveux pour expliquer mon comportement anormal. Mais ça s'est retourné contre moi. Je ne sais comment la bête avait eu accès à mon dossier, mais elle rapporta au principal l'affaire de mon dessin pornographique en classe de CM1. Je passai donc pour un adolescent perturbé et vicieux. De toutes façons, qu'aurait valu ma parole contre celle d'un illustre chirurgien ?

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    Cette nuit, quand il arriva dans ma chambre, je vis tout de suite qu'il avait bu. Ses yeux injectés de sang me dardaient avec colère, et quelque chose d'autre aussi. L'air malheureux d'un amant éconduit qui redoute la rupture ?

    Ce que me confirmèrent ses paroles :

    « Comment as-tu pu me faire ça, Célian ? Comment as-tu pu me tromper avec tous ces jeunes misérables ? » 

    Pour la première fois, j'osai lui dire ce que j'avais sur le cœur.

    « Parce qu'eux n'ont pas encore le front ou le ventre qui pousse ! Parce qu'ils ont mon âge, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils sont frais ! Tout le contraire de vous...»

    C'était ma manière de formuler mon dégoût de lui, de l'humilier à mon tour. De l’humilier verbalement aussi fort que lui m'humiliait physiquement.

    Il s'approcha de moi, l'air menaçant.

    « Petit salaud, tu vas voir ! Oui, tu vas voir ! »

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    Déjouant ma vigilance, il m'attrapa le bras, me jeta sur le lit où il se laissa tomber lourdement, m'empêchant de faire un seul geste.

    Puis, il me retourna à plat ventre sur le matelas, et, pour me punir, crucifia mon corps, me prit ma dernière virginité, celle qui comptait le plus à mes yeux. J'avais mal et je pleurai, mais ma souffrance ne l'arrêta pas. C'est cette nuit-là que je suis mort. Mais mort pire que la vraie mort. J'ai senti mon âme se briser en mille morceaux.

    Après avoir joui en moi, son corps en sueur s'écrasa sur le mien. Je pleurais toujours silencieusement mais lui ne se rendait compte de rien, me faisant ces aveux que je trouvais encore plus terribles que ses actes :

    « Je t'aime, Célian ! Je t'aime... » 

     

    Après son départ, je m'étais précipité dans la pièce d'eau pour me vomir dans les toilettes, puis j'avais passé toute la nuit recroquevillé dans le bac à douche avec l'eau chaude qui ruisselait sur mon corps, même longtemps après que l'eau eut dilué dans le siphon le mélange de mon sang et de son sperme.

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    C'est à cette époque que j'ai commencé à me scarifier l'avant-bras ou à écraser mes mégots de cigarette sur mon torse. Avec lenteur. Avec application. La douleur me faisait sentir vivant, anesthésiant momentanément les tourments de mon esprit. 

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    Par chance, je connaissais des moments de répit. Deux mois d'été à Sulani, et quinze jours d'hiver à Mont Komorebi. N'existait plus alors que mon bonheur d'être protégé par le sanctuaire représentée par la chambre que je partageais avec ses enfants. J'échappais à ses assauts la nuit et pouvais redevenir un adolescent comme les autres le jour. J'avais retrouvé à Sulani la première fille (et la seule) que j'avais embrassée. Elle avait grandi elle aussi, et de baisers en caresses... Bref, elle fut également la première fille avec qui je couchais. Nous n'étions pas vraiment amoureux mais auprès d'elle je retrouvais une forme d'insouciance et de légèreté.

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    Malheureusement, il fallait toujours revenir à Newcrest.

    J'avais maintenant quinze ans, il me violait depuis deux ans et je me sentais à bout. L'âge de ma majorité qui me permettrait de lui échapper me semblait désespérément inaccessible.

    Je me sentais de plus en en plus vide et m'interrogeais avec désespoir sur la nature de ma relation avec lui.

    [DMA] La Bête qui ne peut dire son nom...

    La bête m'avait avoué qu'elle m'aimait mais moi, l'avais-je aimée ? Non, ce n'est pas elle que j'avais aimée mais Camille Nigrand. Oui, quelque part, j'avais aimé cet homme. D'un amour purement filial. Quand il ne me touchait pas. Quand il m'accordait son attention désintéressée. Quand il se conduisait avec moi en père de substitution. Mais je lui en voulais aussi terriblement de m'avoir trahi, physiquement et émotionnellement. De m'avoir imposé son désir de détraqué. De m'avoir parfois fait ressentir du plaisir à mon corps défendant, d'être celui qui m'y avait initié. D'avoir fait de moi sa pute. Sa sale petite pute qui ne savait pas dire non et dont on achetait le silence avec de l'argent.

    Et parce que quelque part je l'aimais, j'étais incapable de le dénoncer. Il ne me restait donc plus qu'un seul moyen pour me libérer entièrement de lui.

    Et cette fois, j'irais jusqu'au bout.

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 6 Juin à 16:10

    Je suis horriblement choquée. J'avais un doute quant au père mais j'espérais que non... Evidemment, cela ne se voit jamais sur la figure ce genre de perversion !!! 

    Pauvre, pauvre Célian, pauvre enfant. Comment pouvait-il faire ? De toute façon, j'imagine que même si il avait dit non, cela ne l'aurait pas arrêté... 

    Tu décris très bien le processus par lequel peut passer une victime d'abus sexuel et dans ce qu'elle peut faire pour s'anesthésier ou reprendre juste ce qu'elle peut du contrôle de son corps, même si cela passe par la prostitution ou la drogue (mais bien évidemment ce n'est pas un passage obligé, il y a des victimes qui ne font rien de tout ça !)

    J'ai peur pour la suite. Je vois très bien comment il veut en finir. Même si apparemment, cela n'a pas marché. Et je me demande si ce n'est pas ce qui l'attend à la fin de ton histoire... 

    Je suis peinée pour ton personnage, qui malheureusement n'a pas eu de chance dans son parcours de vie. Et comment s'en sortir quand on a jamais eu les bases sécuritaires dans son enfance ? 

    J'espère quand même que l'amour de Jonas arrivera à l'apaiser un peu. 

    Un très beau texte, Parthenia. Dur mais on comprend mieux la façon dont agit Célian. 

      • Lundi 7 Juin à 10:13

        Effectivement, même si Célian avait verbalisé son refus, cela n'aurait rien changé pour lui, mais il ne peut s'empêcher de culpabiliser et de se rendre responsable de ce qui lui arrive. En outre, à cause de cette histoire de cadeaux, il se sent terriblement compromis...

        "J'ai peur pour la suite. Je vois très bien comment il veut en finir. Même si apparemment, cela n'a pas marché. Et je me demande si ce n'est pas ce qui l'attend à la fin de ton histoire... "
        Je n'ose utiliser le fameux gimmick d'Eulaline... mais bon, tu m'as comprise ! ;)

         

        Tellement merci d'être présente sur cette histoire, ça me touche à un point que tu ne peux imaginer ! ♥♥♥ C'est tellement dur de l'écrire et j'imagine dur également de la lire que ça me donne de la force pour la suite !

        Vu les statistiques, je sais qu'elle est lue à chaque maj malgré mon choix de ne pas lui faire de publicité, mais vous êtes finalement très peu à avoir le courage de laisser une trace de votre passage ici. Je sais que ça peut être compliqué de commenter ce genre d'histoire et ce n'est pas un reproche envers mes lecteurs fantômes, hein ! mais justement, ça ne donne que plus de prix à vos interventions ! ♥♥♥

    2
    Lundi 7 Juin à 10:54

    Parthenia,

    Que dire après un tel récit?  Saluer surtout et avant tout ta pudeur, toute la sensibilité que tu as mis dans ce récit glaçant ♥
    Rappeler qu'un enfant sur 5 dans la réalité, IRL, est victime de violence sexuelle et que cela doit être entendu et vu.  Merci pour ça, infiniment, de ne pas galvauder aussi et montrer ce qui est.

    Le processus de prise de pouvoir est noyé sous des mots d'amour, sous les cadeaux, l'inconscient de Célian l'oblige à dissocier la bête de Monsieur Nigrand, refuser que les deux sont une même personne et agissent dans un même but pour lui permettre de ne pas sombrer.  Pauvre Célian :/
    C'est tellement bien écrit et cela semble tellement vrai.

    Magnifique, Parthenia ♥  Déjà hâte de découvrir la suite.

      • Mardi 8 Juin à 08:32

        Merci beaucoup Eulaline !♥♥♥

        Je suis tellement soulagée, si tu savais ! J'avais quelques doutes sur certains passages dont je trouvais les mots trop crus ou détaillés, j'ai failli les supprimer d'ailleurs, mais c'était aussi important pour moi qu'on ressente toute l'horreur et l'anormalité de ces abus, toute la détresse morale et physique de Célian...

        Oui, les statistiques IRL sont terribles ! Tellement de gens ferment les yeux dans les familles ou refusent de croire les victimes ?... Comment arriver à combattre ce fléau ? 

        Pour la suite, je me rends compte maintenant qu'il n'y aura pas beaucoup de majs très agréables ou légères  dans cette histoire... Ca ira un peu mieux quand Célian et Jonas se mettront ensemble je pense... Mais faut tenir jusque là...arf

         

        Encore merci pour ton soutien si précieux ! 

    3
    Mercredi 16 Juin à 18:10

    Pauvre mais pauvre Celian!

    Je suis sous le choc! comment vat'il reussir à devenir un adulte normal aprés ce qu'il a vécu? quelles traumatismes horribles il va devoir se trainer une vie entiére?.. je me demande s'il va réussir à fuir l'emprise de son violeur? en faisant ce qu'il dit qu'il va faire à la fin du chapitre? mais est-ce que les autres vont le croire face à un notable de la carure de Nigrand? comme il le dit, ce sera sa parole contre la sienne! ou alors il va choisir de se taire? 

    je crains le pire pour la suite.. 

      • Jeudi 17 Juin à 12:35

         J'ai bien peur que Célian ne devienne un adulte émotionnellement bancal et très borderline...cry

        "il va choisir de se taire? "
        C'est justement la grande question avec laquelle je me débats... mais de toutes façons, bien vu, c'est un peu le combat de David contre Goliath !

        La suite est à moitié écrite, et d'une certaine manière vous avez bien raison de craindre le pire... 

        Merci pour votre commentaire ! smile

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